Origine du nom Malville

Le nom de la commune a souvent été interprété comme désignant une « mauvaise terre », pauvre et difficile à cultiver ou plus encore comme un « mauvais lieu » dont il ne valait mieux pas fréquenter les habitants. Cette première explication de « mauvaise terre » peut s’expliquer par l’écriture du nom Malville et peut-être aussi sur le fait que la cure de Malville n’était pas très cotée. En effet, à la présentation de l’évêque, la cure ne prétendait qu’à un revenu de 10 livres (le prieuré de St Gildas de Bouvron avait pour comparaison un revenu de 1200 livres).

Il semble que l’on puisse donner au nom de Malville une autre signification. M.Félix Louvel, instituteur, publia en 1896, une monographie où il écrivait que le nom de Malville s’était toujours écrit Malville. Or, ce n’est pas certain car le plus vieux registre de la Paroisse, qui reprend des textes écrits à partir de 1660, porte le nom de Malleville. Le texte le plus ancien faisant référence au nom de la commune date de 1287 : il émane de Durandus, Evêque de Nantes, qui parle lui de Mallavillam, circonscription dépendant de la Roche Bernard qui, à cette époque faisait partie du diocèse de Nantes.

C’est en s’appuyant sur ces différentes sources que l’Abbé Bonnin, curé de Malville de 1925 à 1938, publia dans l’écho de Malville une longue étude qui rattachait le nom de Malville à un lieu où se rendait la justice, en l’occurrence le Mallus, nom d’origine germanique et non latine. Ce nom fut ensuite gardé par les Francs. Dans cette perspective, le nom de Malville signifierait donc le lieu où se rend la Justice, et non pas une mauvaise terre, ce qui est quand même plus flatteur.

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[1] Sources : Registres de la Paroisse
Monographie de Malville de M. Félix LOUVEL
Guide d’accueil édition 1997


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