CAMPBON

Histoire

Campbon, commune rurale du canton de Savenay, d’une superficie de 5000 hectares. Elle est riche d’une occupation humaine de plus de 12000 ans.


Cette présence est attestée par

  • le biface du Cassau de l’époque paléolithique,
  • l’outillage mésolithique et néolithique de la Fouays,
  • les haches de pierre et autres objets néolithiques découverts dans quinze villages ou lieux dits de Campbon,
  • la monnaie gauloise ou statère picton de la Gouérie.

Pour la période dite après J.C. citons :

  • les tegulas de la station romaine de Ste Barbe,
  • les monnaies du IIIe siècle datant la villa gallo romaine de l’Aubinais, celle du IIIè siècle également trouvée par l’Archiviste Départemental Léon Maitre (début XXe siècle) à Bessac lieu déjà habité 53 siècles plus tôt (néolithique).

La chapelle Saint-Victor Fin VIe, début VIIe siècle, vécut ici un ermite au grand renom et sainteté nommé Victor. Une tradition constante rapporte qu’il est né à la Croletais vers l’an 560. Son oratoire, sis près du bourg fut détruit par les Normands, mais une chapelle fut édifiée au XIe siècle sur son emplacement. Elle devint lieu de pèlerinage, la St Victor célébrée le 31 août servait de terme pour le paiement des redevances fiscales dans la baronnie de Pontchâteau : mention en est faite en 1389.


Les cercueils mérovingiens découverts près du calvaire accréditent l’idée d’une certaine importance du bourg à cette époque. Des triens mérovingiens (tiers de sous d’or) portant cette inscription : Cambidonno, Camdonno, Cambidoino, Camdidonno sont attribués par certains spécialistes à Campbon, toutefois si la question d’un atelier monétaire à Campbon a été soulevée, cette existence n’est pas « scientifiquement prouvée ».

A propos du nom de Campbon, précisons que le « p » n’est apparu qu’au XVIe siècle et de façon intermittente. Pour se conformer à l’étymologie, il conviendrait de revenir à l’ancienne orthographe Cambon, toponyme d’origine gauloise : cambo-dunum signifie forteresse de hauteur.

Tour d'enfer Un château féodal dont les vestiges : tour circulaire fin du XIe siècle et partie des remparts sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, fut le siège de la châtellenie de Campbon. Elle avait juridiction sur les diverses seigneuries de Campbon y compris Coislin, simple hébergement médiéval à cette époque, mais aussi sur la Chapelle Launay, Quilly et Guenrouët.

Le mariage en 1565, de François du Cambout avec Louise du Plessis de Richelieu, tante du futur cardinal, changera le destin de cette petite seigneurie. En moins d’un siècle, les Cambout de Coislin deviennent tour à tour possesseurs de la châtellenie, du marquisat, du duché pairie, juridiction comprenant le marquisat de Coislin, les deux baronnies de Pontchâteau et la Roche Bernard et la seigneurie de Brignan (en Pontchâteau), en tout 17 paroisses s’étendant jusqu’à la Vilaine.

La révolution et la contre révolution firent au total trente victimes campbonnaises civiles et religieuses.
Au siècle suivant, Campbon et Ste Anne (paroisse voisine issue de Campbon) se distinguent par le nombre de volontaires engagés pour la défense des Etats Pontificaux de 1860 à 1870, le plus élevé de l’Ouest : 28



Inauguration monument

Un monument aux morts en granit fait mémoire des 3 conflits armés du XXe siècle.

Durant la guerre 1939-1945 Campbon fait partie de la poche de St Nazaire.






Parmi les autres monuments de cette commune, il faut signaler :
Chateau de Coislin
Le château privé de Coislin bâti en 1874. De style néo-renaissance, il a conservé le porche d’entrée, les vieilles douves, le soubassement d’angle des deux tours et les dépendances de l’ancienne demeure seigneuriale.




Le manoir privé de Bâtine, datant de la fin du XVe siècle.

Les édifices religieux suivants :

  • L’église de style néo-byzantin construite de 1890 à 1893
  • La chapelle St Victor, rebâtie en 1874-1875, elle abrite le tombeau du Saint
  • La chapelle Ste Barbe XV-XVIe siècle, sa situation fait supposer l’existence préalable d’un culte païen
  • La chapelle de la Ducherais de la 2e moitié du XIXe siècle
  • Deux chapelles ruinées : celle de St Michel rebâtie au XVIe siècle sur l’emplacement d’un précédent édifice religieux et celle de N.D. de Toutes Aides sur le site du château féodal de Bessac
  • La fontaine de St Victor répertoriée comme fontaine sacrée

Les sentiers de randonnées permettent aussi de découvrir

  • 24 croix de pierre,
  • 27 croix de fer forgé,
  • 61 croix de fonte,
  • ainsi qu’un moulin, celui de la Bicane, restauré à l’initiative de l’Association Historique de Campbon(*)
  • de vieux fours,
  • de nombreuses plaques de maisons dont certaines sont assez curieuses.

(*) lien avec le site de l’association historique de Campbon :
http://perso.orange.fr/assohistocambon/index.htm


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Infos pratiques

Association Historique du Pays de Cambon
Siège social : Mairie de Campbon
44750 Campbon

Président : Patrice Maillard
Le Bois Lesné
44130 Bouvron