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La belle endormie

La municipalité entend faire revivre l’abbaye bâtie au XIIe par des moines à La Chapelle-Launay.

Il était une fois, une très vieille abbaye édifiée à La Chapelle-Launay au cours de la première moitié du XIIe siècle… aujourd’hui située en bordure de la voie express Nantes/Saint-Nazaire, de la ligne TGV et des réservoirs d’essence de l’armée.

La municipalité entend faire revivre l’abbaye bâtie au XIIe par des moines à La Chapelle-Launay. L’abbaye fondée au XIIe a besoin d’une importante restauration pour espérer vivre son dixième siècle d’existence…

Imbroglio foncier

Las, la situation à Blanche-Couronne est complexe en raison de la multipropriété des murs comme des terres alentour. On ne compte ainsi pas moins de huit propriétaires, dont deux fermiers, la commune et l’association des Compagnons de Blanche-Couronne. Ses assidus bénévoles œuvrent depuis 30 ans à la sauvegarde de « leur » trésor patrimonial. Malgré tous leurs efforts, l’abbaye menace ruine. Surtout à l’intérieur, l’accès aux deux étages étant interdit au public. «  Nous devons coûte que coûte parvenir à établir une propriété unique et publique, communale voire intercommunale, pour être en mesure de sauver Blanche-Couronne  », rappelle le maire, Jacques Dalibert. Et d’ajouter : «  Avec les membres de l’association, que nous allons rencontrer le 27 mai, on est en quête d’une réflexion pour porter ensemble un même projet pour ce lieu, de manière à fédérer toutes les énergies et aller voir les partenaires institutionnels  ».

Attirer les regards sur ce chef-d’œuvre en péril

Jacques Dalibert entend ainsi se poser en « interlocuteur crédible et reconnu des pouvoirs publics que sont l’État via la Drac ; la Région ; le Département et la communauté de communes ». En 1998, l’étude sanitaire de ce chef-d’œuvre architectural en péril menée par l’architecte en chef des Monuments historiques avait, à l’époque, estimé à 5,4 M€ les travaux de restauration a minima.

Une table ronde réunissant «  l’ensemble des acteurs concernés par la sauvegarde et la restauration de cette bâtisse unique en Loire-Atlantique est programmée le vendredi 18 septembre  », informe Jacques Dalibert. Le premier édile souhaite ardemment «  construire un projet solide pour attirer les regards  ». Y compris celui des mécènes.

En attendant ces États généraux de Blanche-Couronne, le conseil des élus de Loire et Sillon se tiendra en ces murs séculaires le 4 juin. « Une excellente manière de leur faire découvrir l’endroit », pense le maire. Et de sortir enfin Blanche-Couronne de sa torpeur.

Franck Labarre


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Infos pratiques

Repères

  • Vraisemblablement bâtie par les moines cisterciens au cours de la première moitié du XIIe siècle, l’église abbatiale de Blanche-Couronne fut incendiée au XIVe. Les moines finirent par l’abandonner en 1767 pour cause d’insalubrité.
  • Visites guidées : Les Compagnons de Blanche-Couronne fêtent leur 30e anniversaire aujourd’hui même ; ils accueillent les visiteurs tous les dimanches, de 15 h à 18 h.
  • Les « États généraux de Blanche-Couronne » le 18 septembre

Presse-Océan du dimanche 24 mai 2009